Outlander saison 4 | Autour de l’épisode 2 | Un serment inaltérable

Outlander saison 4 épisode 2 : Claire et Jamie rendent visite à sa tante Jocasta dans sa plantation, River Run. Lorsqu’une tragédie frappe la plantation, Jamie et Claire se retrouvent tiraillés entre ce qui est juste et la loi du pays.

Titre original de l’épisode : Do no Harm
Réalisateur : Julian Holmes
Scénariste : Karen Campbell

Analyse de l’épisode 2 de la saison 4 d’Outlander

Je vous livre mes impressions et j’analyse certaines thématiques de ce deuxième épisode de la saison 4 de la série Outlander :

  • Les similitudes avec l’épisode Crème de menthe
  • Le personnage de Jocasta
  • L’idéalisme de Jamie
  • Le malaise de Claire
  • Comment TOUS les personnages secondaires font prendre à Claire & Jamie que River Run n’est pas un endroit pour eux ?
  • Les choix douloureux
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L’épisode 2, « Un serment inaltérable », en une phrase

Épuisés, Jamie et ses amis apprécient l’accueil chaleureux de sa tante Jocasta. Mais les idées de Claire sur l’esclavage détonnent vite dans la somptueuse plantation. (source: Netflix)

Complétez votre expérience

Pour compléter votre expérience de l’épisode 2 de la saison 4 : les vidéos

Débriefing par les producteurs et scénaristes de la série
Maril Davis et Matt Roberts nous en disent plus sur l’épisode 2 : choix du titre, travail de certaines scènes, choix d’intrigues, ce qu’ils aiment personnellement. Nous avons un aperçu du travail qui est opéré dans les coulisses de la série !
Le personnage de Jocasta vu par Maria Doyle Kennedy et Sam Heughan
Caitriona Balfe et Sam Heughan parlent de l’épisode
avec le sous-titrage en français

Anecdotes et secrets de tournage Outlander Saison 4 épisode 2

Plongez dans cet épisode avec des croquis exclusifs, des plans de production et des faits amusants fournis directement par l’équipe d’Outlander.

Dans cette section, le contenu original provient directement du site Starz. Je me suis “contentée” de le traduire en français. Ce contenu ne m’appartient pas.

 

MARIA DOYLE KENNEDY INCARNE JOCASTA

Jocasta Outlander episode 2 saison 4

À propos de son rôle, Maria Doyle Kennedy déclare : “Jocasta est fascinante, c’est un plaisir de la jouer. Je l’aime tout simplement. Elle est compliquée et a vécu une vie difficile. À ce stade, elle a été mariée trois fois, mais c’est sans doute la perte de tous ses enfants qui l’a vraiment touchée, d’où sa capacité à survivre à tout. La famille, pour Jocasta et Jamie, est comme une boussole – une force magnétique profonde qui les ramène à leurs racines et à leur héritage.  Jocasta est extraordinairement résistante et stoïque, mais il y a en elle un profond puits d’amour qu’elle n’a pas souvent l’occasion de montrer. Nous le verrons cette saison, avec le retour de sa famille dans sa vie.

Le fait que Jocasta soit aveugle a été un défi physique. Je ne peux pas établir de contact visuel avec qui que ce soit. Il y a tellement d’interactions humaines où l’on se regarde dans les yeux, mais pour jouer la comédie en particulier, c’est vraiment essentiel en termes de repères. J’ai essayé d’utiliser mes oreilles comme des yeux, donc la physicalité de son rôle est intéressante.

Elle n’attire pas l’attention sur sa cécité ; son statut social est important pour elle. Dans le cadre de mes recherches, j’ai discuté avec un ami aveugle du mythe de l’exacerbation des autres sens. Il y a une adrénaline accrue à chaque instant, car vous êtes sur vos gardes face aux dangers.

 

LE DÉCOR DE RIVER RUN

La productrice exécutive Maril Davis décrit River Run comme “notre plus grand décor de la saison, construit à la fois sur place et sur notre plateau A dans le studio. Le plateau A est celui où nous construisons nos plus grands décors chaque année. Pour la saison 1, c’était Castle Leoch, l’appartement de Paris dans la saison 2, l’appartement de Boston dans la saison 3, et maintenant, River Run.

Les livres décrivaient si bien ce lieu : comme il est situé sur l’eau, la plupart des arrivées de visiteurs et des échanges se faisaient par bateau. Il fallait trouver un terrain idyllique qui pourrait figurer la Caroline du Nord, sur une rivière. Nous l’avons trouvé dans le nord de l’Écosse. Nous avons construit les extérieurs que nous avons augmenté avec un écran bleu pour les effets spéciaux. Le décor intérieur est un chef-d’œuvre, une plantation luxueuse et opulente. Gary Steele et son équipe se sont encore surpassés”.

Le travail de Jon Gary Steele

Le décor intérieur fait environ 3500 mètres carrés et il y a un décor extérieur dans un parc, dans le nord de l’Écosse. Comme la série est filmée en blocs de deux épisodes, chacun avec des réalisateurs différents, Gary Steele a conçu le décor de manière à offrir le plus d’options possibles pour la caméra – des vues à travers des doubles portes avec des cheminées dans le salon et la salle à manger, par exemple. L’immense escalier en colimaçon est une œuvre d’art en soi.

escalier River Run outlander saison 4

Le concepteur de la production, Jon Gary Steele, note : “Lorsque nous avons conçu River Run, j’avais imaginé des couleurs pâles et froides en analysant des centaines de maisons de plantation, mais j’ai changé d’avis, car les couleurs pâles ne me font pas penser à Outlander. Les murs inspirés par la couleur du tabac ont en fait dix-sept couches de peinture, avec une base rouge qui évolue vers la profondeur de la couleur des feuilles de tabac séchées, pour montrer comment le domaine gagnait son argent.

Jocasta était très riche et je voulais que sa maison le reflète. Elle a un certain nombre d’esclaves, donc tout est lustré et impeccable. Le fabuleux tissu damassé en soie sarcelle et floral que nous avons utilisé pour ses chaises et ses canapés a servi d’inspiration pour le reste de la palette de couleurs de la maison, de sorte que celle-ci présente un équilibre et une beauté.

Le travail des décorateurs d’intérieur et du service des espaces verts

Le décorateur Stuart Bryce ajoute : “Pour la maison de la plantation de Jocasta, les soies utilisées pour le rembourrage ont dû être expédiées d’Europe et les concepteurs de meubles dans les colonies à cette époque se sont appuyés sur les connaissances européennes traditionnelles. C’était une époque très créative.

Le service des espaces verts est l’un des héros méconnus de nombreuses sociétés de production. Hugo Diaz, qui dirige l’équipe, décrit certains des domaines clés sur lesquels lui et son département se sont concentrés afin de faire de l’Écosse un double pour la Caroline du Nord.

L’une des caractéristiques de la Caroline du Nord est la mousse espagnole sur les arbres. Nous avons donc acheté des camions de cette mousse en Europe continentale pour habiller tous les arbres de River Run. Nous avons donc acheté des camions de mousse espagnole d’Europe continentale pour habiller tous les arbres de River Run. Il a fallu beaucoup de temps pour y parvenir – il a fallu six jours à deux membres de l’équipe pour habiller tous les arbres. Nous voulions que River Run soit luxuriante et bien entretenue. Pour illustrer sa richesse, nous avons utilisé des blancs, des roses et des bleus pâles : viburnes, spirées, rhododendrons et hortensias.

 

LE COSTUME DE PHAEDRE
phaedre outlander saison 4
La co-costumière Nina Ayers explique : “J’ai choisi les couleurs de Phaedre et de tous les esclaves de River Run en rapport avec le tabac et l’indigo que le scénario mentionne comme étant deux des produits de base cultivés dans la plantation de Jocasta. Des symboles sont brodés sur certains de leurs vêtements, ce qui crée un lien avec les différents pays africains dont ils sont originaires.”

costume phaedre outlander saison 4

Découvrir le livre dont est tiré cet épisode

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Retrouvez le décryptage de l’épisode 2 en Podcast

  1. OutlanderAddict - S04E02 - Un serment inaltérable www.outlander-addict.com 48:12
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OutlanderAddict – S04E02 – Un serment inaltérable
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2 commentaires

  1. Bonjour Aurélie. 
    Je dois t’avouer que j’ai eu un peu de mal à développer mon ressenti pour cet l’épisode ,car il ne m’a pas laissé traces d’émotions poignantes pour que ma plume puisse s’en approprier de façon entrainante. La saison 4 est celle que j’ai moins aimé, à part quelques épisodes, elle ne fait pas partie de mes visionnages assidus, j’ai donc en quelque sorte redécouvert cet épisode, mais , hélas, mon premier ressenti c’est bien confirmé. Et quand tu nous as informé que c’est Karen Campbell qui l’a écrit, comme pour le n°7 de la saison 3, j’ai compris pourquoi.  Mes impressions n’en ont eu que confirmation convaincue.(mon commentaire sur cet épisode là, n’était pas des plus tendres….!) 
    Intéressantes, néanmoins, les similitudes entre les deux, c’est le pourquoi, entre autre, j’ aime tes décryptages, car, toutes ces facettes imperceptibles  du moins à mon regard, deviennes évidentes. Elles font indiscutablement partie d’un ensemble minutieusement établi de la part d’Outlander, et portent éloge à une persévérance de sillage dans le temps de certains choix scénaristiques.
    Je trouve que cet épisode se pose sur des grands contrastes. 
    Cette superbe vue sur River Run, inondée de soleil, cette vue panoramique sur ce paysage verdoyant qui l’entoure, la richesse des décors et des costumes, s’oppose à la triste réalité de son existence, à l’incompréhensible et inacceptable noirceur de l’homme qui se nourri d’esclavagisme. L’ambiance de l’épisode reste morose du début à la fin, pesante d’un enjeu de taille, controversée dans les doutes et les bonne ou mauvaises décisions. Et j’ai bien aimé ta remarque sur la cécité de Jocasta, la meilleure façon, en effet, de présenter le personnage dans tout approche de cette factualité, en finesse et efficacité, sans le ternir,  comme  DG est capable de le faire avec son extraordinaire clairvoyance. Superbe actrice qui porte ce rôle avec une magnifique interprétation.
    Le contraste aussi du rêve d’une meilleur vie qu’on croit possible pour Jamie et Claire et la déception d’une réalité qui le brise, sans parler de l’énorme dilemme qui se pose pour Claire face au pauvre Rufus.
    Une grande dissonance aussi entre Claire et Jamie, sur la barge qui les amène à River Run où on voit une Claire bien coiffé, détendue, dans toute sa beauté et le visage de Jamie, fort éprouvé par ce qui s’est passé avec Steven Bonnet.
    Et dans le moment des retrouvailles, Jamie s’illumine de joie de pouvoir retrouver sa tante et Claire obscurci son regard car, sans nul doute, elle a déjà compris la triste réalité. 
    Un Jamie qui est mit un peu en retrait aussi par rapport au personnage de Jocaste, imposante d’élégance, détermination et intelligence. Un Jamie qu’on ne voit pas trop souvent dans ce rôle, heureusement.
    Claire elle, se détache assez rapidement de tout sentiment de plaisance, elle se sent fort accablée par cette triste partie de l’histoire, d’autant plus qu’elle se  se trouve à la vivre en personne.
    Pour autant qu’on puisse voir un Jamie qui la comprend et la soutient, la distance entre eux deux dans cet épisode est flagrante, ( tout autant que dans l’épisode 7 de la saison précédente), je ne les ai pas retrouvé  dans ce sentiment de passion convaincue que, par sa puissance, sait nous emporter avec un’ évidence de tout moment, avec parfois, peu de chose. Les soucis sont de taille, les avis divergent, les conflits se définissent par l’entêtement de Claire, mais c’est pas nouveauté chez eux. En tout cas, quelque chose m’a fort manqué dans cette approche et sa réalisation.
    La scène finale ne m’a pas fort émue non plus, une délivrance bienvenue pour moi pour ce pauvre malheureux, (que l’acteur a joué très bien je trouve,) pour mourir avec dignité. Ne pouvant pas changer l’histoire, le courage de Claire de vouloir la lui offrir, relève le respect pour sa souffrance dans un geste que, pour moi, reste un geste d’amour. Triste décision qu’elle a du prendre étant médecin, mais avec  la sensibilité qu’on lui connait, elle lui a offert le seul réconfort qui était possible, comme elle l’avait en effet déjà fait avec Geordie blessé par un sanglier ou Colum.
    On nous à épargné la suite,( oufff !!) ce qui rend, à ce moment de tendresse et compassion, un impacte remarquable et ces mains posées l’une sur l’autre, nous accompagneront dans le générique pour toute la saison .
    La seule forte émotion pour moi dans cet épisode se porte sur le sursaut que j’ai eu quand on te présente, totalement inattendu, le corp de ce pauvre Rufus pendu par un crochet. Pénible à voir, un’ atrocité qui frappe au plus fort.
    Le personnage de Ian, par contre, encore un contraste de plus pour moi, s’étoffe de son enthousiasme, de son envie de vivre de façon aventureuse, admiratif de son oncle et de Claire et leurs esprits ouverts à toute opportunité, dans un total respect qui lui fait honneur. On est bien loin en effet, du Petit Ian de Lallybroch, son caractère se façonne, ses aspirations alimentent les rêves d’une vie différente dans le besoin de savoir, de connaitre, de vivre autrement sa jeunesse. Pas trop adhéré à l’intermède de la moufette, un peu hors cause pour moi, mais un moyen, sans doute, de s’attarder sur le nouveau personnage et un moment de dialogue plus conséquent pour Petit Ian. 
    Un épisode qui passe très vite, malgré tout, il n’y a pas de” stagnation” dans les déroulements des faits”, les dialogues se suivent dans un récit qui donne toujours réponse et nous permet de rentrer aisément dans l’histoire.
    Bien sûr, la création de River Run est encore dans les palmarès des décorateurs, des intérieurs en plus, époustouflants et illustratifs de la richesse que cette bâtisse se devait d’avoir, toujours ces détails qui te surprennent dans un’ harmonie que seul les grands savent réaliser. Cette horloge à la fin du générique, je l’ai trouvé superbe, et bien sûr pleinement symbolique.  
    Tout espoir d’une vie paisible refoulée par des convictions que ne peuvent qu’assurer le bien être de l’âme à qui les portent , Jamie et Claire n’auraient jamais pu agir différemment que de choisir le refus à l’offre de Jocasta, et, moi, je les adore pour ça!!!

    Merci Aurèlie à toi et à tes collaboratrices pour ton détaillé décryptage, pour toutes les informations sur ton site qui le complètent savamment et à bientôt pour le prochain.
    Aurais-tu déjà un’ idée par hasard, si ce sera dans une semaine ou dans quinze jours?
    Gros bisous de loin mais avec le cœur.

    1. Merci à toi Anna.
      Pour le prochain décryptage, je ne serai pas prête cette fin de semaine.
      Probablement milieu ou fin de semaine prochaine 😉

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