Dès les premières minutes, j’ai eu le sentiment que cet épisode avançait autrement. Moins porté par la vague émotionnelle frontale du précédent, il déploie au contraire une tension plus diffuse, plus éclatée, comme si plusieurs foyers s’allumaient en même temps sans encore embraser pleinement le récit. Rien ne paraît vraiment exploser… mais rien n’est tout à fait calme non plus.
Visuellement, l’épisode est particulièrement soigné. Entre les scènes au Ridge, baignées d’une lumière douce mais parfois trompeuse, les intérieurs qui paraissent à la fois chaleureux et fragiles, et des costumes toujours aussi travaillés — notamment ceux de Brianna ou Claire — on reste dans un univers familier. Et pourtant, quelque chose a changé. L’atmosphère est plus instable, comme si cet équilibre que l’on connaissait commençait à se fissurer.
Sur le plan narratif, l’épisode prend le parti de multiplier les axes : une menace qui se rapproche, des révélations qui viennent troubler les certitudes, des départs qui redistribuent les cartes, et certains personnages déjà entraînés dans des situations qu’ils ne maîtrisent plus vraiment. Cela donne un épisode dense, qui peut sembler partir dans plusieurs directions à la fois, mais qui, pour ma part, ne m’a jamais perdue ni ennuyée.
Ce que je retiens surtout, c’est cette impression que tout est en train de se déplacer. Les repères bougent, les tensions s’installent un peu partout, et même les lieux que l’on pensait sûrs ne le sont plus tout à fait. Un épisode moins spectaculaire en apparence, mais qui prépare clairement le terrain pour la suite.
Le décryptage de l’épisode en vidéo
Vous préférez que je vous emmène plus loin, de vive voix ? J’ai décortiqué cet épisode 4 dans mon décryptage vidéo : mes impressions, mon TOP, mon FLOP, et les grands thèmes de l’heure. Installez-vous, c’est juste ici.
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Synopsis officiel et crédits de l’épisode Mousquets, liberté et choucroute (Outlander saison 8 épisode 4)
Titre original de l’épisode : Muskets, Liberty and Sauerkraut
Réalisateur : Metin Hüseyin
Scénariste : Evan McGahey
Les Fraser et les MacKenzie se préparent au combat. Les Murray sont confrontés à un choix impossible pour leur jeune famille.. (source ImdB)
Mon avis sur l’épisode 4 saison 8 d’Outlander
Ce qui m’a frappée en regardant cet épisode, c’est à quel point je ne me suis pas ennuyée une seule seconde… alors même qu’il ne repose pas sur un grand moment fort ou une émotion dominante. Il avance différemment, en faisant progresser plusieurs situations en parallèle, et c’est justement ce qui lui donne ce côté très dense, presque foisonnant.
On est clairement sur un épisode de construction. Beaucoup de choses se mettent en place, parfois de manière assez discrète, mais toujours avec une vraie intention. Il y a des tensions qui apparaissent, des trajectoires qui se dessinent, des personnages qu’on sent déjà embarqués dans quelque chose qui va les dépasser. Ce n’est pas un épisode qui cherche à impressionner, mais plutôt à préparer, et sur ce point-là, je le trouve très solide.
J’ai particulièrement apprécié certaines scènes très incarnées, notamment autour de Fergus. Le face-à-face avec Percy fonctionne très bien, porté par un jeu d’acteurs vraiment juste, et la scène avec Marsali qui suit est, à mes yeux, l’une des plus belles de l’épisode. On y retrouve tout ce qui fait la force du personnage de Fergus : sa loyauté, sa lucidité, et cette manière qu’il a de choisir qui il est, sans hésitation. C’est simple, mais très efficace.

Du côté de Brianna, j’ai aussi trouvé intéressant de la voir évoluer dans un registre plus posé, plus mature. Sa rencontre avec William est étonnamment douce, presque retenue, et ça fonctionne. On sent qu’elle a pris une autre place, qu’elle agit avec plus de recul, et ça apporte une dynamique différente, notamment dans ses interactions avec Lord John.
En revanche, cette multiplicité d’intrigues donne parfois une impression de dispersion. L’épisode passe rapidement d’une situation à une autre, et certaines scènes, notamment au Ridge, m’ont semblé un peu plus fonctionnelles, presque utilitaires. Elles remplissent leur rôle, mais sans toujours avoir la même force que les moments plus incarnés. C’est aussi un épisode qui va très vite, peut-être même trop vite par moments, au point de donner cette sensation qu’il est plus court qu’il ne l’est réellement.
Sur le plan de la mise en scène, l’ensemble reste très maîtrisé, avec de beaux choix visuels et une vraie cohérence dans les ambiances. Mais toutes les scènes ne m’ont pas embarquée de la même façon. Certaines sont très réussies, très fluides, et d’autres m’ont paru plus artificielles, notamment dans leur construction ou le placement des personnages (les adieux à Ian et Rachel notamment).
Ce qui me reste surtout après visionnage, c’est cette sensation d’un épisode très généreux qui donne beaucoup de matière sans forcément chercher à tout faire résonner immédiatement. C’est le genre d’épisode qui prend sans doute encore plus de valeur avec le recul, une fois que certaines trajectoires auront réellement pris forme.
Les moments marquants de Mousquets, liberté et choucroute (Outlander saison 8 épisode 4)
Fergus face à ses origines
La confrontation entre Fergus et Percy Beauchamp apporte une révélation lourde de conséquences, mais c’est surtout la manière dont elle est reçue qui marque. Le dialogue reste posé, presque calme, alors même qu’il vient ébranler les fondations identitaires du personnage. Les éléments avancés sont troublants, mais jamais totalement confirmés, ce qui installe un doute persistant. Fergus est-il vraiment le fils du Comte Saint Germain ?
La scène trouve sa véritable résonance dans l’échange avec Marsali. La réponse de Fergus, “Je suis déjà le fils d’un grand homme”, vient clore le débat avec une simplicité désarmante. Plus qu’un refus, c’est une affirmation claire de son identité et de son attachement à Jamie, qui renforce la cohérence du personnage.
Une rencontre sous tension entre Brianna et William
La scène entre Brianna et William surprend par sa retenue. Là où une confrontation plus frontale aurait pu être attendue, l’échange s’inscrit dans une douceur presque inattendue. Les mots sont mesurés, les réactions contenues, et l’absence de colère apparente chez William crée une forme de tension silencieuse.
Cette retenue laisse place à une lecture plus subtile du personnage. Plutôt qu’un rejet immédiat, c’est une forme d’acceptation encore fragile qui semble se dessiner. La présence d’Amaranthus en filigrane, et la proximité qui s’installe ensuite entre elle et William, viennent ajouter une dimension supplémentaire à cet équilibre instable.

Une menace qui franchit le seuil du Ridge
L’arrivée du capitaine Cunningham dans la maison des Fraser marque un tournant. Jusqu’ici diffuse, la menace devient concrète, presque physique. Le simple fait qu’il entre sans attendre, qu’il observe les lieux comme s’il en prenait la mesure, suffit à instaurer un malaise durable.
Face à lui, Claire tente de maintenir une posture ferme, mais le corps trahit une tension réelle. Le léger mouvement de recul, la nécessité d’évoquer le retour imminent de Jamie, tout indique que l’équilibre habituel est fragilisé. Le danger n’est plus extérieur : il s’invite désormais dans l’espace intime.
Ian et Rachel face au poids du passé
La découverte du journal agit comme un déclencheur pour Rachel, qui prend immédiatement conscience de la gravité de la situation. Le massacre évoqué ne reste pas une information lointaine : il résonne directement avec l’histoire de Ian, et notamment avec les liens qu’il conserve avec sa première famille.
Le choix de Rachel d’accompagner Ian s’inscrit dans cette tension. Derrière la volonté de le soutenir, se lit aussi la peur d’un passé qui pourrait reprendre toute sa place. Leur départ ne marque pas seulement un déplacement géographique, mais l’ouverture d’un conflit plus intime entre attachement présent et mémoire toujours vivante.
Roger piégé par l’Histoire
La scène finale place Roger dans une position familière, mais toujours aussi inconfortable. Sa tentative de négociation auprès de Francis Marion bascule brutalement lorsque le nom de Jamie Fraser est associé à une désertion. En quelques instants, la situation lui échappe complètement.
L’évolution du jeu de Richard Rankin souligne parfaitement ce retournement. De l’assurance initiale à la gêne, puis à l’acceptation contrainte, tout se lit dans les attitudes. Une fois encore, Roger se retrouve pris dans un engrenage qui le dépasse. Son refus du fusil, suivi de son acceptation de se battre autrement, rappelle que ses choix restent guidés par ses convictions, même lorsqu’ils le mettent en difficulté.
Réactions des fans à l’épisode 4 saison 8 d’Outlander
Une réception marquée par les personnages et les ambiguïtés
Du côté des retours fans, ce ne sont pas tant le rythme ou la structure de l’épisode qui ont dominé les discussions, mais plutôt les personnages et leurs zones d’ombre. Plusieurs intrigues ont particulièrement retenu l’attention, notamment celle de Fergus, dont la possible filiation suscite à la fois de l’intérêt et une certaine méfiance, certains y voyant une piste narrative classique, d’autres un enjeu encore incertain.
Le personnage d’Amaranthus cristallise également beaucoup de réactions. Sa proximité rapide avec William interroge, et ses intentions restent difficiles à cerner, entre sincérité et calcul. Cette ambiguïté est l’un des éléments les plus débattus autour de l’épisode.
Enfin, la présence de Cunningham est unanimement perçue comme inquiétante. Sa manière de s’imposer dans l’espace des Fraser et son attitude vis-à-vis de Claire ont suscité un véritable malaise, avec l’impression que la menace devient désormais plus directe, plus tangible.
Retours des Addicts lors de la visio Patreon
Lors de la visio, les échanges ont mis en lumière un attachement particulier aux scènes portées par les acteurs. César Domboy est très largement salué pour son interprétation de Fergus, tandis que Richard Rankin marque les esprits dans la scène finale, grâce à un jeu tout en nuances. Sophie Skelton, de son côté, convainc davantage avec une Brianna plus posée et assurée.
Un autre point fort relevé concerne les dialogues, avec un réel plaisir à retrouver des répliques proches des livres. Cette fidélité est perçue comme un atout, notamment dans les scènes plus intimistes.
À l’inverse, un sujet a suscité une frustration quasi unanime : la version française. Plusieurs participantes ont souligné des contresens ou des maladresses qui altèrent la compréhension de certaines scènes clés, en particulier dans les échanges entre Claire et Fanny.
Enfin, la discussion a laissé émerger des perceptions contrastées sur certains choix de mise en scène. Si certaines séquences sont jugées très réussies, d’autres comme la bénédiction de Ian et Rachel sur le départ divisent davantage, entre émotion et impression de mise en scène trop appuyée.
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Conclusion et ouverture sur la suite
Ce qui ressort finalement de cet épisode, ce n’est pas tant ce qu’il montre… que ce qu’il met en mouvement. Plusieurs personnages prennent des décisions importantes, parfois discrètes, parfois risquées, mais qui vont forcément avoir des conséquences. Et c’est sans doute là que réside la vraie force de cet épisode : dans ces choix, plus que dans les événements eux-mêmes.
Certains s’affirment, comme Fergus, d’autres avancent avec plus de retenue, comme William, tandis que Roger, une fois encore, se retrouve entraîné dans une situation qu’il n’avait pas anticipée. Chacun progresse à sa manière, mais aucun ne reste vraiment à l’abri.
👉 Et vous, quel choix vous semble le plus déterminant pour la suite de la saison ?
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Débriefing par les acteurs principaux
Dans cette interview TV Insider, Charles Vandervaart (William) et Carla Woodcock (Amaranthus) reviennent sur les dynamiques de l’épisode 804.
💬 Leur relation, entre attirance, culpabilité et stratégie
💬 Le regard d’Amaranthus sur le statut et la noblesse
💬 L’évolution possible de William… et ce qu’elle pourrait changer en lui
💬 Les coulisses d’une scène clé et l’intention qui se cache derrière
Une discussion riche, qui éclaire vraiment les enjeux de leur duo 👀
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Des propos qui éclairent autrement les dynamiques de cet épisode et sur lesquels je reviendrai en profondeur dans mon décryptage vidéo, disponible ici.
Francis Marion, le “Renard des marais”
Dans l’épisode 4, Francis Marion est un obstacle pour Roger mais saviez-vous que c’est aussi une figure historique majeure de la guerre d’Indépendance ?
Florence nous propose un éclairage passionnant sur ce personnage réel (planteur, stratège de la guérilla, surnommé le “Swamp Fox” par les Britanniques) et sur les parallèles avec Jamie Fraser.
Un chef enraciné dans son territoire, rusé, insaisissable… et vraiment complexe.
Cliquez sur l’image pour lire l’article 👇🏻👇🏻
Fergus est-il vraiment le fils du Comte de Saint-Germain ?
À ce stade de la série, rien ne permet de confirmer avec certitude que Fergus est le fils du Comte de Saint-Germain. Les éléments avancés par Percy Beauchamp sont troublants, mais leur authenticité reste incertaine. La série entretient volontairement le doute, et Fergus lui-même choisit de ne pas donner de poids à cette possible filiation.
Pourquoi le capitaine Cunningham menace-t-il Claire ?
Le capitaine Cunningham semble chercher à exercer une pression sur Jamie Fraser à travers Claire, qu’il perçoit comme un point de vulnérabilité. Son attitude intrusive et menaçante dans la maison des Fraser laisse penser qu’il pourrait jouer un rôle plus important dans les tensions à venir autour du Ridge.
Pourquoi Roger est-il bloqué dans le camp de Francis Marion ?
Roger est retenu dans le camp après l’échec de sa négociation. Lorsque Francis Marion apprend que Jamie Fraser a déserté l’armée continentale par le passé, il refuse de lui fournir des armes. Roger se retrouve alors coincé sur place, sans possibilité de repartir immédiatement.
Amaranthus est-elle sincère avec William ?
À ce stade de l’épisode, les intentions d’Amaranthus restent difficiles à cerner. Sa proximité rapide avec William et certaines de ses propositions peuvent être interprétées de différentes manières. La série entretient volontairement une ambiguïté autour de son personnage, laissant planer le doute entre sincérité et stratégie.
DANS LES COULISSES
Toutes les photos officielles de l’épisode
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- OutlanderAddict - S08E04 - Mousquets, liberté et choucroute www.outlander-addict.com 31:26
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28 mars 2026
Mousquets, liberté, choucroute!!
Avec ce titre je ne peux m’ empêcher de penser à celui de la saison 3, Liberté et Whisky, aussi par la déclinaison d’une coopération familiale tout autant explicite et scellée avec du whisky !!🥃
-Je suis déjà le fils d’un grand homme- avait répondu Fergus à Marsali refusant de reconnaître la paternité du Comte St.Germain considéré tel et révélée par Perceverance Wainwright, n’oubliant pas qu’il avait essayé de tuer Claire pour en accentuer le mépris !
Et tout était déjà dit comme quand il avait affirmé que la plume était son épée !
La quête de légitimité dans un profil idealiste, mais lucide, qui m’a rappelé sa détermination absolue dans le livre de ne pas s’intéresser à une quelconque insistance de cet inconnu qui le cherchait.
Jamie Fraser l’ avait accepté dans sa famille comme son propre fils, il lui avait donné un nom et il l’avait toujours protégé par l’amour sincère qui lui portait.
L’ héritage de son géniteur auquel il avait droit lui en imposait aujourd’hui le reniement, mais il se refusait à l’ accomplir !
Une lourde souffrance se dévoilait une fois de plus dans cette scène apitoyante avec Marsali, avec des lointains souvenirs que Fergus egrainait à petites doses, pour éviter que leurs poids puissent le submerger à nouveaux, pour avoir le temps de garder ses distances avec une vie qui avait anéanti ses rêves d’enfants.
Un récit sur la consternation de se sentir rejeté même par sa propre mère, pour un destin cruel laissant une blessure qui ne pourrait jamais guérir…
Le pénible choix d’avoir à choisir, auquel il n’aurait dû en aucun cas être confronté et qui en plus se révélait servir la convoitise de Perceverance, ayant l’impression d’être un fois de plus un simple pion dans les projets des autres.
L’ interprétation de César est remarquable, encore plus poignante que dans la saison 6, appréciant evidement toutes ses repliques en français. Son regard rempli de tristesse portait en même temps l’effort de la résiliance de ce fils non désiré nommé Fergus Claudel qui avait quitté l’ espieglerie de son adolescence en paravent de survie, pour assumer son destin qui revenait en force pour le désarçonner à nouveau, mais pouvant compter sur Marsali, alliée et pilier de soutien pour partager ses tourments.
-Marsali et moi on ne pense pas à ce qui nous manque, mais à ce qu’on a- il avait dit à Ian dans l’épisode 7 de la saison 5. Leur complicité familiale et amoureuse d’avantage renforcée depuis, était suffisante pour écarter l’indécision, mais le sens de la répartie de cette jeune femme avertie l’a resolu à voir cela en une opportunité providentielle.
Cette rencontre avec Perceverance est la scène TOP de cet épisode pour moi, explicative à souhait pour satisfaire et avec le jeu de César d’une justesse épatante !!
Curieuse de lire le ressort imaginé pour cet héritage dans le livre, appréciant cette très belle ouverture de Diana sur l’histoire d’une vie et d’un couple qui jongle adroitement et habilement entre le réalisme poignant et l’aventurier surprenant, nourris par le combat silencieux dans la série d’un bouleversement émotionnel que César a su brillamment nous imager !!
Ian démontre aussi à Jamie l’affection qu’il lui porte pour son rôle protecteur et en guide de vie par cette phrase touchante que son père avait gardé comme engagement de fidélité, nous rappelant ce moment si émouvant de la saison 7.
-Mon père est mort, mais je garderai ton flan à ma gauche!- qu’il lui dit, conscient du conflit inévitable qui approche et réitérant toute sa volonté de lui apporter son soutient inconditionnel pour essayer de le protéger à son tour!
La connection affective de ces deux personnages est mise d’avantage en évidence par des tenues vestimentaires qui se ressemblent de plus en plus, illustration des liens puissants grâce auxquels Ian a pu se retrouver et s’ épanouir .
Deux « fils », deux phrases qui portent un amour absolu pour le même homme !!❤️
Et les retrouvailles à l’imprimerie « des quatre compagnons d’ancrage » de ce père comblé, en dépeignent sa portée avec des moments bienveillants, plaisants et chaleureux, malgré l’odeur de chou🤭, cellés par un bon verre de whisky avec la dégustation supplementaire de l’ ingénieuse astuce de Jamie pour le cacher !
Deux couples réunis dans une fratrie soudée en joyeuse et sincère alliance pour résumer le long récit de Diana de ce séjour familiale et nous présenter la suite des événements.
La menace qui plane au dessus de l’imprimerie se dessine déjà par cette pierre lancée à travers la vitre, l’enseigne cassé en lourd présage pour le lendemain, ciblée certainement pour un message qui dépasse le fait.
Le scénario des régulateurs se répète, et l’instabilité de cette période historique frappe aussi Jamie l’ obligeant à recruter armes et une milice pour se défendre, pendant que Fergus lui, se retrouve tout seul pour y faire face.
Roger qui s’ est vu refuser les armes demandées payant la désertion de Jamie est contraint de rester au campement du Colonel Marion et Brianna est invité chez Lord John.
J’ai apprécié les échanges dans cette superbe demeure à Savannah, dans des magnifiques lumières qui donnaient du relief aux dialogues, retrouvant John tout aussi diplomatiquement rusé qu’on l’avait déjà vu auparavant, pour obtenir l’aide de Brianna et raisonner William à un « lâcher prise », dans le but de pouvoir assumer sa nouvelle réalité.
Elle ne le lui aurait jamais refusé, bien évidemment, quelle qu’ait été la raison, mais on nous présentait ici une facette de plus du souci d’un père pour le bien être de son fils, fort d’une complicité affective avec elle déjà bien rassurante qui avait grandi au fil du temps et des événements.
Et c’est avec un très grand plaisir que j’ai savouré ses explications empruntées sur l’hésitation pour une telle décision, lui disant qu’il était extrêmement difficile de obliger William à un vouloir qu’il n’ aurait pas partagé, nous rappelant le côté têtu des Frasers que Murtagh avais déjà mis en relief pendant l’agonie de Jamie dans le dernier épisode de la 1e saison.
-Lumière ou pas, personne ne le mènera là où il ne veut pas aller!- qu’il avait dit au frère de l’abbaye qui le soignait !!
Les chiens ne font pas des chats, et cela avait été déjà explicitement démontré dans la précédente saison!!😉
Lord John revient aussi sur les souvenirs de l’enfance de William à Helwater relatés dans « Le Prisonnier Écossais », et c’est un rappel pour le moins surprenant!🤔
Mais à voir la touche de nostalgie qui voilait ses yeux, ils ne s’adressaient pas uniquement à William, la distance que Jamie avait mis entre eux de façon définitive lui pesait tout autant que les soucis pour son fils!!
Et quand Lord John nous parle d’une quelconque façon des ses sentiments pour Jamie, je fond!!🫶
Une complicité fraternelle insoupçonnée avec Brianna que William découvre, qu’il accepte d’abord avec la complesance de rigueur par son éducation et qui se révèle ensuite en catalyseur pour adoucir son amertume.
William semble malgré tout avoir bien avancé dans son processus d’acceptation au point d’ apprécier sans apriori les échanges avec Amaranthus, apparamment bien thérapeutiques aussi pour son malaise!🤭
Mais encore fragile dans son assurance identitaire, il ne voit pas le jeu de cette jolie femme, surprenante dans un deuil qui ne semble pas l’affecter et bien résolue dans ses ambitions.
William est une proie servie sur un plateau pour une manipulation en toute aisance, la cohabitation en alliée opportuniste et dans la réalité de l’époque où le statu de la femme ne dépendait que du rang de l’homme qu’elle epouserait.
Si même William se considérait un « bâtard », elle savait certainement qu’un titre de noblesse ne peut s’effacer, l’ héritage conséquent qu’il portait méritant bien toutes ses attentions !!
Quoi de plus évident aussi que la complicité amicale de Mme Cunningham avec Claire et Fanny par ses propos francs, libérés de toute contrainte au moment de sa demande de soins!! Et elle ne pouvait mieux tomber, Claire avait déjà fait ses preuves avec la luxation d’ une épaule au point qu’elles avaient scellé son destin à tout jamais!🥰
Un sourire amusé et inattendu retrouvant cette femme singulière et audacieuse, bien déterminée dans toutes circonstances, avec son expression lâchée sans fioritures à cause de la douleur, mais qui de toute évidence était coincée dans un rôle pour garder les distances!
Sous l’ emprise des bons vouloirs de son fils auquels elle ne pouvait s’ opposer, ce moment de liberté aidé par le whisky définissait bien le fardeau qu’ils représentaient une fois en sa présence, nous dévoilant en même témps la menace de la convoitise du capitaine pour le domaine de Fraser’s Ridge.
Il n’ était pas le premier, mais avec cet air sûr de lui, cette intrusion faisant comprendre à Claire qu’elle était de trop et trop souvent toute seule, avec les craquements fantomatiques du bois en plus, les intentions de ce nouveau colon devenaient encore plus inquiétantes!😱
On l’avait déjà compris, le serpent venimeux se préparait pour mordre à mort!
C’est par contre avec grand plaisir que j’ai retrouvé Buck qu’on avait laissé à un destin inconnu la saison passée et dont j’avais espéré connaître la suite des vicissitudes.
Petit moment de suspens avec les mines combatives de Ian et Jamie déterminés à le rencontrer pour l’affronter le soupçonnant d’être le ravisseur de Jeremiah, qui m’a rappelé celui des retrouvailles avec Murtagh dans la saison 4 avec les mêmes expressions de surprise!!😮
Dommage que tout cela et les retrouvailles avec Mandy et Jeremiah aient été juste déposé là avec quelques répliques en information basique et je reste dans l’attente de savoir comment il est parvenu à écarter définitivement toute menace de la part de Cameron.
J’ai trouvé aussi que les raisons du départ de Ian et Rachel et leur mise en scene étaient sans apport émouvant, malgré une prière à l’unisson qui est resté aphone pour moi, ne s’ exprimant pas de la force souterraine et puissante de la série pour parler avec le cœur. J’espère que son enjeu émotionnel pourra se délivrer plus tard.
C’est peut-être dû au gros volume d’informations qui tombe dans cet épisode-revue qui tourne ses pages assez rapidement par un résumé qui s’impose inderogeable, éffritant hélas trop souvent mon implication émotive que j ‘espère vivement retrouver plus vivifiante dans le prochain.
Il porte toutefois des moments amusants tels la réplique de Roger et la tête de Jamie qui ne comprend rien au fait d’ avoir l’air de héros comme dans les films, la remarque tout aussi étonnée de Lizzie en rapport à la soirée pyjama nommée par les enfants et la tête de Claire écoutant les connaissances de Fanny pour « les plaisirs rapides » qui n’étonnent en rien par contre Mme Cunninghan qui aurait continué la discussion, aidée par une légère ivresse !!!🥴
Cet épisode n’est pas pour autant décousu, car il pose les bases pour les intrigues à venir, mais c’est un épisode d’ exposition comme il y en a dans chaque saison, qui défile à mon avis avec un dynamisme quelque peu illusoire dans une atmosphère de calme avant la tempête.
Peut-être à cause du fait qu’il n’y avait ni lard ni saucisson dans la choucroute pour satisfaire des papilles goustatives un peu plus exigeantes !!🤭