C’est un épisode qui prend le temps. Le temps de laisser les émotions affleurer, de poser les regards, de faire exister les silences autant que les mots. Je me suis laissée porter par cette douceur-là, presque inattendue, avec l’impression d’entrer dans quelque chose de plus intime… sans que tout soit pour autant apaisé.
Le Ridge n’a sans doute jamais été aussi beau. La lumière est chaleureuse, les extérieurs baignés de soleil, et certaines scènes ont une véritable élégance visuelle. Entre les ruches, les clairières, les tissus et les costumes, tout semble à sa place, comme suspendu dans un équilibre fragile (le vent qui souffle fort dans certaines scènes accentue cette sensation). C’est le genre d’épisode où l’on a envie de s’attarder, simplement pour regarder.
Mais sous cette apparente tranquillité, quelque chose circule. Une tension plus discrète, plus intérieure, qui affleure sans jamais s’imposer. L’épisode avance ainsi, sans éclat, mais avec une vraie précision dans la manière de faire évoluer les situations.
J’en ressors avec un vrai sentiment de satisfaction. Celui d’un épisode qui ne cherche pas à en faire trop (globalement), mais qui touche juste, en prenant le temps de faire exister ses personnages et les décisions qu’ils doivent affronter.
Le décryptage de l’épisode en vidéo
Envie que je vous emmène un peu plus loin dans cet épisode ? C’est tout l’objet de mon décryptage. J’y déroule mes impressions, mon coup de cœur et ce qui m’a un peu accrochée, avant d’explorer les trois grands mouvements qui traversent « Heureux les miséricordieux » : la miséricorde de Jamie, le pouvoir des femmes et le prix des choix. Installez-vous confortablement, on regarde tout ça ensemble.
Synopsis officiel et crédits de l’épisode Heureux les miséricordieux (Outlander saison 8 épisode 6)
Titre original de l’épisode : Blessed are the Merciful
Réalisateur : Niall MacCormick
Scénariste : Danielle Berrow
Les Fraser et les MacKenzie se remettent de leurs batailles respectives et réfléchissent à leurs prochaines étapes. Ian et Rachel rencontrent quelqu’un qui pourrait les aider à retrouver Emily. (source ImdB)
Mon avis sur l’épisode 6 de Outlander saison 8
C’est probablement l’épisode qui m’a procuré le plus de satisfaction depuis le début de cette saison 8 (au moment où j’écris, je n’ai pas vu les suivants). Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Le récit avance avec fluidité, en s’appuyant sur plusieurs intrigues qui s’équilibrent plutôt bien, avec un fil conducteur particulièrement solide autour du parcours de Ian et Rachel.
L’un des points forts de cet épisode tient justement à cette construction progressive. Les situations ne sont pas précipitées, les décisions prennent le temps d’émerger, et certains choix notamment du côté de Jamie se construisent de manière crédible à l’écran. Il y a une vraie continuité dans son cheminement, qui permet de comprendre comment il en arrive à trancher.
Les interprétations participent largement à la réussite de l’ensemble. L’actrice qui incarne Emily apporte une émotion très juste, sans excès, et toute la dynamique entre Ian, Rachel et leur enfant fonctionne particulièrement bien. Les relations sont traitées avec nuance, sans chercher à simplifier les sentiments, ce qui renforce l’impact de certaines scènes.

Tout n’est pas totalement équilibré pour autant. La place de Claire continue de me questionner. Elle est bien présente, mais reste souvent en accompagnement, avec une influence qui passe davantage par l’implicite que par l’action. À ce stade de la saison, pour moi, son arc peine encore à se dessiner clairement.
Enfin, l’épisode trouve aussi un bon équilibre dans son ton. Certaines scènes apportent une respiration bienvenue, notamment grâce à des personnages secondaires comme Denzell Hunter, qui introduisent des moments plus légers sans casser la dynamique générale. L’ensemble reste cohérent, maîtrisé, et confirme une volonté de privilégier des enjeux humains plutôt que des effets spectaculaires.
Les moments marquants de Heureux les miséricordieux (Outlander saison 8 épisode 6)
Une décision qui bouscule l’équilibre du Ridge
Lorsque Jamie revient sur sa décision d’expulser les métayers, la scène bascule rapidement vers quelque chose d’inattendu. En choisissant de transférer les contrats aux femmes, il impose une nouvelle règle du jeu, sous les regards contrariés des hommes restés en retrait.
La mise en scène souligne ce déplacement avec efficacité : les femmes avancent, prennent la place, pendant que les hommes reculent. Sans grand discours, la tension se lit dans les postures, les regards, et dans ce nouvel équilibre qui se met en place sous nos yeux.
Rachel face à Joseph Brant
La scène entre Rachel et Joseph Brant repose presque entièrement sur la parole. Elle s’y présente sans détour, avec ses contradictions, sa peur et ce qu’elle n’arrive pas à maîtriser. Il n’y a pas de stratégie apparente, mais une forme de franchise qui crée un moment suspendu.
Le dialogue avance sur un fil, avec cette impression que tout peut basculer à chaque instant. Le face-à-face reste tendu, et c’est précisément cette fragilité qui donne à la scène sa force.

Une rencontre attendue, tout en retenue
La rencontre entre Ian, Emily et Rachel se joue dans les silences autant que dans les mots. Les gestes sont mesurés, les regards chargés, et la présence des enfants ainsi que du jeune chiot apporte une douceur presque inattendue à l’ensemble.
Rien n’est surjoué, tout passe par de petits détails : une hésitation, un regard, une distance qui se réduit, la spontanéité du jeune Totis. La scène prend son temps, et c’est précisément ce qui la rend aussi marquante.
Une respiration bienvenue
L’intervention de Denzell Hunter auprès de William apporte un contrepoint plus léger au reste de l’épisode. Les échanges sont vifs, ponctués de répliques bien senties, et la situation, pourtant tendue, se teinte d’un humour discret mais efficace.
Ce moment, bref mais marquant, permet de relâcher la pression sans rompre le fil narratif, en s’appuyant sur la présence toujours très juste du personnage.
Des adieux sobres et chargés de sens
La scène entre Claire et Elspeth Cunningham se construit dans une grande simplicité. Les mots sont peu nombreux, mais le lien qui s’est tissé entre les deux femmes est palpable, dans les regards comme dans les silences.
En arrière-plan, la présence de Cunningham, désormais diminué, rappelle sans insister ce qui vient de se jouer. La scène s’achève sans emphase, laissant une impression à la fois douce et incertaine.

Réactions des fans à l’épisode 6 saison 8 d’Outlander
Dans l’ensemble, l’épisode a été bien accueilli par les fans, avec une adhésion assez nette autour de son approche plus posée et centrée sur les personnages. Beaucoup ont apprécié ce choix narratif, qui laisse davantage de place aux relations et aux dilemmes, même si certains regrettent un rythme moins soutenu ou une intensité dramatique plus discrète.
Les avis se montrent en revanche plus partagés sur plusieurs décisions d’écriture. Le positionnement de Jamie face aux métayers cristallise notamment les débats : là où certains saluent une réponse réfléchie et cohérente, d’autres y voient une forme d’indulgence difficile à accepter. L’intrigue autour de William suscite également des interrogations, jugée parfois moins lisible. Enfin, la place de Claire continue d’alimenter les discussions, entre perception d’une influence discrète et impression d’un rôle en retrait.
Retours des Addicts lors de la visio Patreon

Du côté des Addicts, les retours sont globalement très positifs, avec des notes élevées et le sentiment d’un épisode solide, même s’il est parfois perçu comme légèrement en dessous du précédent. Les échanges ont notamment mis en avant la qualité de la mise en scène, la fluidité des transitions et le soin apporté à certains enchaînements, qui contribuent à rendre l’épisode particulièrement agréable à suivre.
Un point largement partagé concerne la place des personnages féminins. Rachel, Emily, mais aussi les métayères ou Elspeth, apparaissent comme des figures déterminantes dans le déroulé de l’épisode. Cette lecture a fait consensus, même si certains participants ont souligné un traitement parfois un peu trop appuyé.
Les réactions ont également été très fortes autour de certaines scènes clés, en particulier celles impliquant Ian. Si l’émotion a été largement ressentie, elle s’accompagne aussi de quelques réserves, notamment sur la crédibilité de certaines transitions, comme l’intervention de Rachel auprès de Joseph Brant, qui a suscité plusieurs interrogations.
Enfin, les discussions ont fait émerger des lectures contrastées du personnage de Jamie. Entre figure d’autorité capable de s’adapter et personnage guidé par une forme de morale plus personnelle, les interprétations divergent. Plusieurs participants ont également relevé la place plus en retrait de Claire, dont l’influence semble davantage passer par l’implicite que par des actions visibles.
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Conclusion et ouverture sur la suite
Cet épisode marque un point d’équilibre assez particulier dans la saison. Plusieurs situations trouvent ici une forme d’aboutissement, ou du moins un apaisement temporaire, comme si certaines tensions avaient besoin de se déposer avant de laisser place à autre chose. Mais cet apaisement reste fragile, et l’épisode prend soin de ne jamais le présenter comme une résolution définitive.
Ce qui ressort surtout, c’est la manière dont les décisions prises ici pourraient avoir des répercussions durables. Qu’il s’agisse du fonctionnement du Ridge, des choix personnels de certains personnages ou des alliances qui se dessinent, rien n’est figé. Au contraire, tout semble encore en mouvement, prêt à évoluer au moindre déséquilibre.
La dernière scène vient d’ailleurs le rappeler sans détour : si une menace s’éloigne, une autre demeure. Et c’est sans doute là que se situe le véritable enjeu des épisodes à venir.
👉 Selon vous, les décisions prises dans cet épisode vont-elles réellement stabiliser la situation… ou au contraire préparer de nouveaux conflits ?
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Débriefing par les acteurs principaux
Entre tensions, jalousie et quête d’équilibre, John Bell et Izzy Meikle-Small évoquent les tensions dans le couple Rachel/Ian et les étapes importantes de leur évolution.
💬 Un échange sincère pour mieux comprendre les enjeux émotionnels de l’épisode.
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Des propos qui éclairent autrement les dynamiques de cet épisode et sur lesquels je reviendrai en profondeur dans mon décryptage vidéo disponible en haut de cet article.
Le titre de l’épisode fait référence à une béatitude issue du Sermon sur la montagne dans la Bible : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Évangile selon Matthieu, 5:7). Cette phrase met en avant l’idée que la compassion et le pardon ne sont pas des signes de faiblesse, mais des valeurs fondamentales qui peuvent guider les décisions humaines. Dans l’épisode, ce thème se retrouve à plusieurs niveaux, notamment dans les choix de certains personnages face à leurs ennemis ou à leurs proches.
Ben explique son choix en évoquant sa lecture du pamphlet « Common Sense » de Thomas Paine. Publié en 1776, ce texte a joué un rôle majeur dans la diffusion des idées indépendantistes en Amérique. Il y défend la rupture avec la monarchie britannique et encourage la création d’un gouvernement fondé sur les principes républicains. Dans la série, cette référence permet d’ancrer le parcours de Ben dans un contexte historique réel et de rendre son engagement plus crédible.
Thomas Paine est un penseur et écrivain politique anglais, connu pour son engagement en faveur de l’indépendance américaine. Son pamphlet « Common Sense » (« Le sens commun ») a rencontré un immense succès à l’époque et a contribué à convaincre de nombreux colons de soutenir la rupture avec la Grande-Bretagne. Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la Révolution américaine, souvent cité pour son influence sur l’opinion publique.
La décision de Jamie de ne pas expulser les métayers, tout en transférant les contrats aux femmes, peut surprendre car elle ne correspond pas à une sanction classique. Elle repose sur un équilibre entre autorité et pragmatisme : il conserve le contrôle du Ridge tout en évitant de fragiliser la communauté. Ce choix peut être perçu différemment selon les spectateurs, certains y voyant une stratégie efficace, d’autres une forme d’indulgence. Que signifie le titre « Heureux les miséricordieux » dans Outlander ?
Pourquoi Ben change-t-il de camp dans l’épisode 6 ?
Qui est Thomas Paine et pourquoi son texte est-il important ?
Pourquoi la décision de Jamie concernant les métayers peut-elle surprendre ?
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Et après ? Y aura-t-il une suite à Outlander ?
Saison 9, film, spin-off consacré à Lord John, tome 10 : j’ai réuni tout ce que l’on sait des projets en cours, avec les déclarations de Matt Roberts, Maril Davis, Caitríona Balfe et David Berry. Lire le dossier sur la suite d’Outlander





11avril 2026
Heureux les miséricordieux.
Voilà un épisode qui ralentit l’action pour nous offrir une parenthèse intimiste sur les personnages, prenant le temps d’analyser les retombées du précédent et avec un scénario-parabole porté par un paysage scénique lumineux érigeant les femmes en figure de lumière et où tous finissent par trouver celle qui leur est propre.
-Je nourris certainement une future portée de vipères- declare Jamie à Claire après avoir octroyé aux épouses de ses métayers la propriété de leur parcelle de terre!
Certes, des « babeluttes » et de commères redoutables, mais il n’y en a pas une seule dans cette saga qui ne se soit pas rebiffée pour s’imposer dans le monde masculin, pour atteindre ses objectifs ou pour se faire valoir tout simplement!
Même la femme de Lionel Brown, pourtant effacée par la peur et la soumission, a trouvé le courage de s’y opposer par le seul moyen vraiment démonstratif que Mme Crombie insuffle à Jamie en exemple de conviction !! Et on peut dire sans hésitation qu’il ne savait que trop bien de quoi elle parlait!!🤭
Sa prostration devant Jamie m’a toutefois quelque peu incommodé, l’idée d’autant d’ abnégation de soi était presque dérangeante, et le fait que Jamie, renfermé dans un air hautain, n’ait pas réagi plus promptement pour lui en empêcher, m’a étonné aussi.🫢
Certes, il était en colère pour l’affront subi qui ne pouvait être que de responsabilité commune, mais rétrospectivement j’ai pu toutefois y voir un geste par lequel on a souhaité marquer de façon histrionique le respect absolu et la profonde détresse qu’elle éprouvait, au nom des autres aussi pour motiver le pardon.
•Et en petit clin d’œil amusé j’ajouterai que les mots de Mme Crombie n’ étaient pas des paroles au vent, mais Éole ce jour là soufflait avec beaucoup de vigueur, elles l’étaient bel et bien!!•🌬🤭
Un moment clef dans cet épisode en démontration d’ une force intérieure potentiellement égalitaire à celle du maître.
Courage et détermination portés par la cohésion féminine pour une injustice qui voyait toutes ces épouses pénalisées malgré elles, qui trouvent satisfaction avec l’habileté diplomatique de Jamie mise à l’honneur une fois de plus et grâce aux suggestions de Claire.👏
Jamie est un homme qui réfléchit, qui sait se remettre en cause et qui en plus a un cœur d’artichaut !!
Le simple plaisir de se réjouir voyant ses propres petits enfants profiter d’ un cocon familiale rassurant, a motivé le revirement de la situation, tout en faisant taire à jamais les remontrances insolentes de Hiram Crombie, consolidant sa colère légitime en rétorsion vindicative et banissant fermement toute forme de rétorsion en retour du bâton, avec les regards de Claire remplis de satisfaction !😉
Une fois encore, d’abord au magasin lui donnant le dos, le dominant après par la hauteur du palier et dans l’église ensuite, Jamie s’affirme par sa prestance magnetique, imposant le respect en figure de proue et pilier d’autorité, en Laird extraordinaire qu’il est tout simplement.😍
▪︎La cloche, le livre et la bougie▪︎🔔📖🕯
-Sonnez la cloche, fermez le livre et éteignez la bougie, c’est ce que j’ai fait!- il dit à Claire, et c’est par la prodigieuse érudition et rigueur historique de Diana que Jamie confirme sa décision de bannir les métayers coupables avec le rite d’ excommunication et d’ anathème par la puissance de son pouvoir qui a défié le temps.
Des moments pour savourer aussi des interprétations dans la maîtrise de la performance capables de t’ entraîner dans un réalisme émotionnel qui n’exhale plus des acteurs, mais directement des personnages!🥰
Et sapristi, Sam porte toujours son rôle avec une transcendance époustouflante !!🤩
☆Petit bémol, au moment où les femmes se concertaient pour donner une réponse à Jamie, on entendait des chuchotis, mais je n’ai vu aucun mouvement labiale !!☆
– L’ homme qui ecoute sa femme est sage- déclare Joseph Brant entre autre, et avec Jamie qui pensait de même, tous deux avaient la chance d’avoir une épouse clairvoyante et avertie pour dispenser des bons conseils, pour les aider à prendre la bonne décision avec discernement, avec l’écoute en pivot respectueux et pas moins indispensable pour une complémentarité en atout stratégique majeur.
J’ai beaucoup aimé tout ce qui s’est passé au palais de Joseph Brant qui, par sa prestance dominante, ne pouvait certainement pas être une figure anodine.
Je me suis donc intéressée à son histoire qui le confirme et nous permet de suivre l’évolution des peuples autochtones dans une guerre pour le pouvoir sans merci!!
Une superbe demeures pleine de lumière en contraste avec l’obscurité qui habitait nos deux chers personnages par leur lutte intérieur et qui en cherchaient aussi pour mieux voir.
Une figure charismatique dans une ambiance de sérénité qui n’a pas exclu la réprobation de certains faits, mais qui nous a offert le pragmatisme de la résiliance.
Et un éloge de plus pour le casting et les costumistes avec des superbes vêtements en elements narratifs à part entière !👍
On n’ aurait pas pu l’imaginer chez cette jeune femme habitée par la foi, la simplicité et la vérité, mais Rachel était aussi habitée par la jalousie qu’elle voyait comme une épreuve à surmonter pour ne pas être un obstacle entre Ian et son fils.
Et comme Marsali l’avait fait pour Fergus auprès de Murtagh dans la saison 5, elle demande à Brant de pouvoir s’assurer du réel engagement de l’homme qu’elle avait épousé le confrontant à Émilie.
Dans cette large page qui est consacrée au couple Rachel-Ian, Rachel avait toutes les raisons pour craindre cette rencontre.
Le regard nostalgique de Ian près de la rivière rempli de souvenirs, la conviction que les âmes sont libres de pensées, le fait de dire « je t’aime » à Oggy dans la langue qu’il avait adopté et sa détermination à réitérer qu’il n’avait pas quitté volontairement Shadow Lake et ce peuple devenu le sien, insinuaient des sentiments encore vifs.
Son amour pour elle n’était pas mort par choix, il lui avait été banni.
Comme Brant le souligne, on aurait pu penser que Rachel mettait en doute l’honnêteté des sentiments de Ian, l’ interrogation de Rachel sur qui il aurait sauvé des deux en cas de danger extrême, devenait légitime.
J’ai toujours été convancue que Ian était éperdument amoureux d’ Émilie, son 1e amour qui avait marqué sa renaissance dans une autre vie. Il avait été châtié par l’éloignement dans une souffrance indicible, n’arrivant à pouvoir en faire le deuil que par une proximité fortuite, mais essentielle, avec Rachel se réjouissant à nouveau de ressentir de l’amour..
La confrontation en miroir avec Émilie lui a permis de mettre en perspective ses propres sentiments et pouvoir effacer les doutes qui auraient pu persister à jamais sur les siens.
-Un étranger que je connais- lui avait dit en le revoyant, c’était suffisant pour trancher toute ambiguïté. Il était « né une deuxième fois » à Shadow Lake, mais il y était mort aussi, comme il avait affirmé à Rachel
Et c’est grâce à l’amour d’une femme, de son épouse, qu’il a pu faire vraiment le deuil de cet amour, ce rôle mis en exergue dans cet épisode en contrefort de toute résolution.🫶
Et rien de plus gratifiant pour l’illustrer que avec Catharine qui demande l’avis de Rachel au-dessus des mots de son epoux et qui affirme que les choses seraient différentes si les femmes étaient à la barre…!!
Emilie restera toutefois toujours dans le cœur de Ian et auprès de lui aussi avec la garde de son fils, Lézard Rapide!!
La responsabilité que cela comportait par une vie antérieure était lourde pour Rachel, et pourtant acceptée au nom de l’amour qu’elle savait désormais partagé égaliterement.
Quel moment plein d’émotion ces adieux qui ne devraient pas exister, et avec le thème musicale si mélodieux de Ian et Émilie que j’ai toujours beaucoup aimé, qui s’étire et s’adapte au récit pour te toucher encore plus !🥹
L’ ode vibrante aux femmes de cet épisode pourrait se résumer avec cette seule scène!
Une séparation contre nature bouleversante🥹, avec un acteur-enfant qui m’avait conquise à sa première apparition, qui avait grandi comme tous les autres, qu’on voit déjà dans la title card et qui portait ce superbe et très sage chiot de Husky Sibérien.🐺
Rollo avait été un acteur à part entière dans la saga, avec l’illustration de la postérité des personnages, la sienne ne pouvait pas manquer! 👍
Par contre pour le petit Oggy baptisé Hunter par une connexion telepathique surprenante d’Émilie, qui est très sage et ne crie pas constamment comme dans le livre, ce n’est qu’au moment où Ian le prend dans ses bras pour lui dire « je t’aime » en Mohawks, ou quand le fils d’Émilie le découvre qu’on le voit enfin grandi après les mois de ce long voyage.
Chaque fois que Rachel le portait, il n’était qu’un petit fagot toujours trop petit, même si emistouflé dans une très beau tricot de plus.
Ses déplacements avec le panier à la main pour le transporter portaient clairement l’aisance servie par sa légèreté, on sait que la présence d’un bébé sur scène n’est limité que à un temps très stricte, mais cela m’a fait sourire en pensant au Maxi-Cosi pour nos enfants qui était bien plus lourd!!😉
Et on quitte le somptueuse demeure de Joseph Brant avec le « je t’aime » en Mohawks de Rachel qu’elle retourne à Ian sereine et complice, dans l’acceptation d’un amour passé qui avait permis au sien d’exister. ❤️
Les explications de Roger à Brianna sont tout aussi imprégnées de réflexions morales, la confrontation avec la mort avait été le signe du destin pour qu’il comprenne quelle était la véritable voie dans sa vie, motivant la décision de se faire ordonner.
Sa mission dans le conflit pour aider les blessés en était bien un aussi, lui permettant de se reconnecter au présent, car, réfugié dans l’incompréhension de la disparition de son père, il stagnait sans le savoir dans un passé qui lui impechait d’avancer, coincé entre « deux mondes » !
Après avoir vécu ce moment douloureux aux pierres le renvoyant dans le futur, ce flash-back qui le voyait sauvé par ses bras a été une double révélation libératoire, les destins du père et du fils en écho à travers deux guerres distinctes.
Se conforter de sa foi avec la volonté de Dieu et se conforter de son existence en médiateur d’un plan déjà établi à son insu par ce croisé outre temps, vont désormais forger son avenir, ayant permi aussi de rester dans la thématique de la temporalité et du passage des pierres en idéologie incontournable et constante.
Dans cette scène où la lumière de la chambre était particulièrement brillante, avec le jaune en couleur dominante, Roger était soulagé, heureux, et tout pour lui était désormais clair, mais Brianna, elle, était ailleurs, elle écoutait, mais elle ne savait pas partager sa joie encore bouleversée par les émotions vécues dans la peur de le perdre.
Son cerveau saturait et elle avait besoin d’un peu de temps pour pouvoir se projeter dans le futur.
Roger après coût le comprend, et comme d’autres qu’on connaît très bien😉, il coupe court à tout « combat » avec le seul moyen qui sait servir de soupape de décompression !!
☆Je concède à Richard et Sophie le fait de bien vouloir tourner ces scènes intimes, mais je n’irai pas plus loin. Ce n’est pas nouveau, mais chez moi elles ne passent vraiement pas !☆
Les tensions troublantes et destabilisantes sont une réalité pour William aussi avec les révélations de Ben justifiant sa désertion qui compromettait une morale acquise et de rigueur.
La honte, l’anxiété pour le leindemain et la culpabilité par rapport à Amaranthus ne pouvaient que s’exprimer par la colère et les reproches, avant tout pour soulager sa propre conscience.
L’acceptation n’est pas envisageable pour William, se protéger du choc devenait indispensable pour s’affirmer dans ses propres valeurs et ne pas avoir à se remettre en question.
Inspiré par Thomas Peine et sa dénonciation de l’administration britannique dans « Le Sens commun » qui avait joui d’une immense popularité et qui contribua à fomenter la révolution américaine, Ben avait fait de ses principes les siens, s’ imposant un revirement radicale au point de s’attitrer d’un autre nom.
La brebis noire dans une logique de transmission sociétaire qui ne méritait que le bannissement pour William, qui se sentait doublement trahi aussi par le comportement d’ Amaranthus.
Elle savait, elle s’était servie de lui, definissant une fois de plus la réalité existentielle de ce pauvre jeune homme qui c’était perdu dans les marais, mais qui toutefois, métaphoriquement, ne semble pas encore en être sorti par un concours de circonstances sans répit pour lui empêcher de le faire.
Et apparamment il en était conscient car une seule partie de son corps « se portait bien »🤭, nous offrant un petit moment cocasse pour dédramatiser sa position plus que précaire, dans une scène qui toutefois ne m’a pas vraiement convaincu en acquis de facilité vite expédié.
C’est un épisode où la morale en attitude philosophique est clairement illustrée, que ce soit comme idéal ou en processus comportementale, le dialogue avec Cunningham étant particulièrement représentatif du dilemme de la mort en délivrance.
-C’est ma femme qui m’ empêche de vous faire du mal tant qu’elle vous soigne..lui dit Jamie qui ne lui a rien pardonné !🤨
J’ai beaucoup aimé cette scène grâce aussi à deux superbes interpretations, le désespoir d’un homme condamné au pire châtiment pour un soldat et la colère contenue de Jamie qui, comme toujours, affronte directement son ennemi.
Les mots peuvent aussi tuer, et il va s’octroyer le plaisir d’une estocade verbale, pointant à son tour le couteau dans la plaie, avec la réplique cinglante lancée à la figure qu’il recoltait ce qu’il avait semé !
☆ Une petite incompréhension de ma part sur cette confrontation, me demandant alors pourquoi il ne l’avait pas tué après l’intervention de Buck tel étant son but.
Le scénario suit l’histoire de Cunninghan, mais dénote pour moi une contradiction de principe.☆🤔
Et quoi de plus approprié que cette citation final, qui pourrait prendre fondement dans la tendance de la philosophie politique de Machiavel, ne s’adaptant que trop bien aux enjeux de l’ episode!
-Gardez vos amis près de vous et vos ennemis encore plus près- dit Claire à Elspeth au moment des adieux qui definissait leur connection amicale et complice au delà des divergences, dans une courte scene, mais très parlante.
Je me suis régalée avec les expressions de « Jamie » quelque peu agassé de devoir lui dispenser encore une faveur après celui d’avoir épargné son fils qu’il n’avait pas encore digéré, mais comme pour Joseph Brant touché de savoir que Ian et Wahionhaweh en avait eu un ensemble, la remarque d’Elspeth qui soulevait tous les sacrifices qu’on est prêts a faire pour ses enfants, a fait parler son cœur abandonnant tout entêtement.
Jamie n’aurait toutefois pas pleuré le départ de Cunningham, mais pour Claire ce moment était bien plus triste.🥹
Au de-là de son ton sec et autoritaire, cette femme toujours habillé de noir, inhumainement endeuillée, était franche, ne portait aucun détour à ce qu’elle pensait assurant les bases de l’amitié.
L’ occasion qui se volatilisait pour Claire de pouvoir compter sur une femme aussi forte qu’elle qui pouvait la comprendre lui offrant une espace de liberté rien que pour elle, pour se déconnecter de son rôle d’épouse et de mère en bienfait nécessaire.
Son émotion était palpable confrontée à une séparation de plus, me rappelant l’amitié qui c’était créé avec Jenny a Lallybroch, qui avait compté énormément pour elle, mais à laquelle elle avait du renoncer aussi.😔
Je me suis demandé si Claire avait déjà eu l’occasion à son époque de voir le Parrain 2 (1974) qui a inventée cette phrase devenant une replique culte, mais malgré un leger anacronisme, elle résume un recit existensialiste, réflexif et inspirant dans la confrontation avec tous ceux qui nous entourent dans la vie.
-Bénis soient les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde!😇 lui ditJamie , et cette citation biblique porte le retour du traitement qu’on inflige aux autres, compassion, pardon et aide en réciprocité vertueuse.
Dans cet épisode, cette Béatitude assemble tous les personnages dans le renoncement d’un jugement sévère, faisant preuve d’empathie pour la détresse autrui animée de bienveillance, car, comme Rachel le disait, « qui prend l’épée, ne pourra que périr par elle »!!
Dans la dernière scène de l’épisode, les vêtements de Jamie et Claire avec les mêmes couleurs dans un contraste focalisé sur le bois de la maison ont attiré mon attention.
Une fois encore je me pose la question sur le volontaire ou pas de Nadine Powell d’y glisser une symbolique, mais je prends à bras ouverts la citation de Jamie pour espérer qu’on sera miséricordieux pour notre petit cœur aussi avec la révélation de la fin qui nous attend, car rien que le vide que la richesse des épisodes de cette dernière saison laissera derriere elle, sera abyssale.😭