Diffusé le vendredi 16 octobre 2026 sur Starz, et dès le lendemain sur HBO Max en France, le cinquième épisode de la saison 2 de Blood of My Blood s’intitule Forgive Me, Father, « pardonnez-moi, mon père ». La saison atteint son point médian, et c’est l’heure de la bataille de Sheriffmuir.
L’épisode ne cesse de passer de l’intime aux combats. D’un côté, les huis clos de Leoch, où Colum, Letitia et Jocasta se livrent enfin, et celui de Leathers, où Julia reste enfermée avec Seema. De l’autre, le champ de bataille, et la route où Ellen se réveille avec une arme pointée sur la joue.

Synopsis officiel et crédits de l’épisode 5 Forgive Me, Father (Blood of my Blood)
Titre original de l’épisode : Forgive Me, Father
Titre français : [inconnu à ce jour]
Réalisatrice : Emer Conroy
Scénariste : Luke Schelhaas
L’armée jacobite affronte les loyalistes à la bataille de Sheriffmuir. Des deux côtés, les hommes se battent pour leur vie et pour l’avenir de l’Écosse, tandis qu’Ellen et Julia font face à leurs propres batailles. À Leoch, Colum tient bon, mais doute de sa détermination. (source: Starz)
Mon avis sur l’épisode 5 de Outlander Blood of My Blood
C’est un épisode qui mêle l’intime et les combats, et c’est assez déroutant. On passe des huis clos de Leoch, entre Colum et Dieu (et son défunt père), Colum et Letitia, Jocasta et Mrs Fitz, à la chambre de Leathers où Julia est retenue par Seema, puis à la bataille de Sheriffmuir. Le tout est vraiment bien filmé : il y a une vraie maîtrise des scènes de bataille dans la franchise Outlander.
Je place quand même cet épisode un cran en dessous des deux précédents. Le huis clos entre Julia et Seema m’a paru longuet : on n’avance pas beaucoup, et j’avais le sentiment que Seema tournait en boucle. Même impression avec Ellen face au fils MacKinney, où la discussion ne progresse pas trop. C’est sans doute voulu, ce montage qui intercale les tourments intérieurs et la grande bataille, mais à mon premier visionnage, ça m’a lassée.

En revanche, l’épisode permet de creuser Colum et Jocasta. J’ai vraiment apprécié d’aller dans les profondeurs de l’âme de Colum et de ses tourments, d’autant que Séamus McLean Ross est très convaincant. Letitia a sa première vraie scène, et on a de la peine pour Jocasta. Et quelques traits d’humour, grâce à Rupert, Murtagh et Henry, viennent alléger un épisode bien lourd.
Les moments marquants de Forgive Me, Father, épisode 5
Colum, seul face à Dieu ou face à son père

L’épisode s’ouvre dans la chapelle de Leoch. Colum s’agenouille avec difficulté, ses jambes le font souffrir, et fait face à sa conscience. Il a tout assumé au nom de Dieu, au nom de son père, au nom d’un héritage lourd à porter, et ses décisions vont à contresens de ce qu’il aimerait faire par amour. Ce qui est beau, c’est qu’on ne sait pas trop s’il s’adresse à Dieu ou à son père, Red Jacob. La croix, la bougie qui éclaire son visage, l’acteur seul face à la caméra : je crois que c’est la première fois qu’il a une scène d’une si grande intensité.
Plus tard, devant la cheminée, Colum demande à Ned Gowan ce qu’aurait fait son père. Tout a été cédé à Ellen pour protéger le clan, il s’est servi d’elle comme d’un bouclier, ce sont ses propres mots. Ned lui assure que personne ne peut le lui reprocher. « Aucun homme sauf moi », répond Colum.
Colum et Letitia : apprendre la gentillesse

Dans la chapelle, Letitia évoque Janet, et Colum loue la bonté de sa sœur disparue : on hérite tous quelque chose de nos parents, mais à différentes doses. Cette réflexion sur l’héritage revient plus tard, dans la chambre de Letitia. Fille ou garçon ? C’est la discussion de tout couple qui attend un enfant, mais sans aucune joie. Une fille n’aurait pas à diriger des hommes. À un fils, Colum essaierait d’apprendre ce que son père n’a jamais réussi à lui apprendre : diriger le clan n’est pas un droit acquis à la naissance, il faut le mériter.
Letitia lui demande s’il lui apprendra la gentillesse, ou s’il lui apprendra à l’enfouir comme lui. Il s’en dit incapable, et c’est tout le drame, parce que Letitia a de l’affection pour lui et aimerait qu’il exprime enfin ses émotions. Quand elle lui demande de rester, il accepte, mais pas longtemps : on comprend qu’ils ne partagent pas la chambre.
La promesse de Murtagh

Avant la bataille, Brian et Murtagh retirent quelques couches de vêtements et se préparent. C’est leur première vraie bataille : ils ont fait des raids pour du bétail, mais rien de cette ampleur, et ils ne sont pas forcément prêts. Murtagh promet alors de veiller toujours sur la famille de Brian, s’il devait mourir, jusqu’à son dernier souffle.
Pour la fan d’Outlander que je suis, c’est très émouvant. On connaît sa loyauté pour cette famille, et quand on pense à la façon dont il meurt dans Outlander, on se dit que cette promesse a guidé toute sa vie. Et puis Brian a bien remarqué que le cœur de Murtagh semble pris par Grace. Ce à quoi Murtagh répond qu’il n’a pas appris grand-chose en le regardant faire.
Henry et Arch Bug, une drôle d’amitié

En miroir de Brian, Henry plie son plaid et ajuste son mousquet dans le camp anglais, pendant qu’Arch Bug l’interroge sur son enlèvement par les fées, auquel Murdina croit dur comme fer. Henry ne le contredit pas, mais il lui parle de Claire, dont il a retrouvé le souvenir grâce à sa femme. Ce double langage fonctionne bien : Arch n’y voit que du feu, et nous, on sait qu’il parle des pierres.
Pendant la bataille, Henry semble fuir, mais quand un cavalier s’apprête à achever Arch, il intervient. Lui qui comptait quitter le champ de bataille reste aux côtés de ses frères d’armes. Il glisse même qu’il craignait les foudres de Murdina si Arch ne rentrait pas, et ça arrache à Arch un rire franc, la première esquisse de sourire qu’on voit sur ce visage. C’est le parcours inverse de Murtagh : l’Arch d’Outlander, si on met de côté l’histoire de l’or, n’a rien d’un homme mauvais, alors que le Murtagh souriant de Blood of My Blood deviendra un ours mal léché.
Sheriffmuir, une bataille sans vainqueur
Une incrustation à l’image l’annonce : c’est la bataille de Sheriffmuir. Côté jacobite, des hommes tous habillés différemment, avec des targes, des poignards et des épées, que Dougal harangue : ce qui compte, c’est la façon dont on se bat dans la tempête. Côté anglais, le laird Grant motive les siens, et quand la caméra prend du recul, on découvre des rangs bien alignés et des armes plus sophistiquées. Les jacobites avancent en frappant leurs targes et en poussant des cris, les Anglais en ordre de marche, baïonnettes à la main.

Le montage nous en livre surtout des fragments : des corps-à-corps de quelques secondes, un cri de Brian façon Petit Ian, et un cheval blanc couvert de sang qui traverse le champ. Brian et Henry se font face et, d’un consentement mutuel, ne s’attaquent pas, pendant que le cheval blanc passe entre eux. Rupert meurt, soufflé par une explosion, sous les yeux d’Angus, et ça fait vraiment quelque chose à Dougal. Prend-il conscience qu’il ne pourra pas tenir la promesse faite aux enfants de ramener leur père ?
Jocasta, amoureuse sans retour
Deux scènes devant la cheminée. Avec Letitia d’abord : Jocasta craint le pas de son mari, John Cameron, sans qu’on sache exactement ce qu’il exige d’elle. Letitia espère que, si elle a une fille, celle-ci n’aura jamais à craindre d’entendre le pas de son mari approcher.
Puis avec Mrs Fitz, Jocasta avoue qu’elle est un peu jalouse d’Ellen, de l’amour que leur père lui portait, mais aussi de la liberté qu’elle a eue de choisir sa vie sans se soucier de ce que les autres pensaient. Ce que cherche Jocasta, c’est quelqu’un qui l’aime. Mrs Fitz comprend qu’elle est amoureuse de Murtagh, sans aucun espoir de retour, et Jocasta en est tout à fait consciente. Ce qui fait la valeur de la scène, c’est la façon dont Mrs Fitz la réconforte. On a beaucoup de peine pour Jocasta, et on ne voit pas comment elle peut se sortir de ça.
Ellen face au fils MacKinney

Ellen se réveille avec une arme pointée sur la joue : le fils MacKinney est là pour venger son père, il veut une mort lente, et qu’elle implore sa pitié. Jamais, répond-elle. Grace, elle, a été assommée d’un coup de poing. Ellen sent une faille chez lui, puisqu’il ne les a pas exécutées de sang-froid, et elle use de son intelligence pour le retourner : il n’est pas son père, il n’a pas besoin de marcher dans ses pas. « Vous m’avez tout pris », proteste-t-il. « Et lui, qu’est-ce qu’il vous a pris ? »
Ellen a vraiment une grande force de caractère et une intelligence pour lire l’humain : elle fait plier MacKinney par la seule force de ses mots. Il faut plus de courage pour baisser les armes que pour les lever, lui dit-elle. Mais à peine est-elle libérée que Balloch, l’homme de main de Lovat, assomme MacKinney et l’emporte sur son épaule. Quant à Grace, libre à quelques mètres de là, il ne la touche même pas.
Gerard Grey, un pont entre les deux séries

Au camp anglais, on célèbre la victoire, alors qu’Henry fait remarquer très justement que personne n’a vraiment gagné. Arrive alors le comte de Melton, Lord Gerard Grey, joué par Digby Edgley : le père de Lord John Grey. Il félicite Henry d’avoir si bien combattu, s’étonne qu’un homme à l’accent anglais se batte aux côtés des Écossais, et tous deux se promettent d’en reparler une fois la campagne terminée, s’ils sont toujours vivants.
Un personnage de plus qui relie les deux univers, c’est totalement fou ! Dans les romans, Gerard Grey s’est distingué à Sheriffmuir, ce qui lui vaudra le titre de duc. Ça ouvre certainement plein de pistes, et j’ai déjà hâte de la prochaine rencontre entre Henry et lui, d’autant qu’il est très beau et qu’il a beaucoup de classe.
Réactions des fans à l’épisode 5 de Outlander : Blood of My Blood
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Conclusion et ouverture sur la suite

La bataille s’achève sans vrai vainqueur : le comte de Mar crie victoire et laisse le duc d’Argyll repartir tranquillement vers Inverness. Hors de lui, Dougal rassemble Alec, Angus et une vingtaine d’hommes MacKenzie pour faire le travail que Mar ne veut pas faire, sans consulter le commandement auquel il est censé obéir. Le raid tourne mal. Alec revient seul annoncer à Brian et Murtagh que les hommes ont été massacrés, et que Dougal et Angus ont été emmenés pieds et poings liés, sans doute à Fort William. Un fort que l’on ne connaît que trop bien… Brian a promis à Ellen de lui ramener son frère vivant, il ira, et Murtagh le suivra. Au moins, ils n’auront pas à traverser toute l’Écosse, et ils seront tout près de la potence : leur échange est beau et drôle, à un moment où on ne s’attend pas à de l’humour.
La nuit tombée, Henry ouvre enfin la lettre de Julia. On l’entend la lire en voix off, pendant que Julia et Seema s’affrontent dans la chambre de Leathers. J’aime qu’elle y rappelle que leur amour, malgré des dehors très conventionnels, n’a rien de conventionnel. Un instant, on a peur pour elle, puisque la lettre dit que son amour lui survivra. Mais c’est Julia qui a le dessus : elle étrangle Seema. Elle descend ensuite les escaliers au ralenti, sur le bruit de ses pas qui mime les battements de son cœur, et retrouve Davina, le bébé dans les bras. Première question de Davina : où est Seema ? « Elle est morte. » Pourquoi Davina n’a-t-elle jamais essayé d’entrer dans la chambre ? Savait-elle que Seema y était ?
Dougal est prisonnier des Anglais, Ellen est aux mains de Balloch, donc de Lovat. Que peuvent faire Colum et Brian ? Qui va intervenir, et comment ? Et où sont Claire et Lambert pendant ce temps ?
Et vous, quel moment vous a le plus marqué dans cet épisode ? La prière de Colum, la promesse de Murtagh ou l’apparition de Gerard Grey ? Dites-le-moi en commentaire !
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Débriefing par Matthew B. Roberts et Emer Conroy
Cette semaine, Matthew B. Roberts et Emer Conroy ont multiplié les interviews, et j’en ai regardé six pour vous. Emer Conroy, qui a aussi réalisé le final d’Outlander, n’a eu que quatre jours pour tourner Sheriffmuir. Son principe : donner à chaque personnage son moment, pour qu’on suive toujours quelqu’un qu’on connaît. Le cheval blanc n’était qu’une ligne du scénario, et elle en a fait le motif de tout l’épisode : pour elle, il symbolise l’inconnu, ce qui vient, pour les hommes au combat comme pour Julia, Ellen et Colum. Matt, lui, confirme que la scène entre Brian et Murtagh est là pour poser l’origine du dévouement de Murtagh envers les Fraser, que la prière de Colum s’adresse à la fois à Dieu et à son père, et que Gerard Grey n’est pas un simple clin d’œil : on le reverra cette saison.

Parmi ces six interviews, celle de TV Insider est la plus dense, et je l’ai sous-titrée en français. Matthew B. Roberts y revient sur le geste de Julia, sur le départ de Brian et Murtagh pour Fort William, sur la prière de Colum et le cheval blanc, et il se montre très direct au sujet du bébé de Letitia.

Des propos qui éclairent autrement les dynamiques de cet épisode et sur lesquels je reviendrai en profondeur dans mon décryptage vidéo à paraître prochainement sur ma chaîne YouTube.
Aperçu de l’épisode 6, Small Mercies
Outlander Blood of My Blood saison 2 épisode 5 : quelle date et où regarder en France ?
Aux États-Unis sur Starz le vendredi 16 octobre 2026, et en France sur HBO Max dès le lendemain, samedi 17 octobre 2026. La saison compte 10 épisodes, diffusés chaque semaine jusqu’au 20 novembre 2026.
Que signifie le titre Forgive Me, Father ?
Forgive Me, Father signifie « pardonnez-moi, mon père ». L’épisode s’ouvre sur Colum, à genoux dans la chapelle de Leoch, qui demande pardon pour ce qu’il a fait au nom de sa famille, sans qu’on sache s’il s’adresse à Dieu ou à son propre père, Red Jacob. Le titre français n’est pas connu à ce jour.
Qu’est-ce que la bataille de Sheriffmuir ?
La bataille de Sheriffmuir a eu lieu le 13 novembre 1715, près de Dunblane, pendant le soulèvement jacobite de 1715. Elle oppose les jacobites du comte de Mar aux troupes gouvernementales du duc d’Argyll. Son issue est indécise et les deux camps se disent vainqueurs, mais Mar, pourtant en supériorité numérique, n’en tire aucun profit, et le soulèvement s’essouffle.
Qui est Gerard Grey dans Blood of My Blood ?
Gerard Grey, comte de Melton, est le père de Lord John Grey, l’ami de Jamie dans Outlander. Il apparaît à la fin de la bataille de Sheriffmuir, où il félicite Henry pour sa façon de se battre. Dans les romans de Diana Gabaldon, il se distingue à Sheriffmuir, ce qui lui vaudra le titre de duc. Il est joué par Digby Edgley.
À lire aussi :
Retrouvez le décryptage de l’épisode 9 en Podcast
- OutlanderAddict - S07E16 - Cent mille anges www.outlander-addict.com 53:43
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